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Stand by Me – Bonus 1

Bonjour à tous,

Je vous avais promis quelques scènes bonus.

Elles seront aux nombres de 4.

Elles ne se lient pas entre elles.

La première scène est la première idée que je me suis faite à la fin du tome 2. Elle est indépendante du reste de la saga. 

J’avais besoin d’elle, elle m’a aidée, un peu, à passer un cap.

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Les 3 autres seront diffusées durant toute la semaine, pour que vous puissiez apprécier chacune d’entre elles.

Les 3 dernières viennent en complément du tome 3.

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Stand By Me – Saga Baby Sharks tome 3

À ne découvrir que si vous avez lu le tome 2



Prologue

Sofia

Je ris, je ris à gorge déployée. Je l’ai eue ! Elle va enfin disparaître cette fille qui a envahit nos vies, hop, dégagée, ciao bella, arriverderci !

Et tous ces guignols qui crient, qui hurlent, qui pleurent, ils sont pathétiques ! Dites moi merci, bande de débiles ! Vous allez enfin être tranquilles.

Je devais libérer l’homme de mes rêves de l’envoutement de cette sorcière, mais finalement, c’est elle que j’ai achevée, trop facile. Maintenant il va enfin pouvoir m’appartenir, nous allons pouvoir nous retrouver et nous aimer sans personne pour nous déranger.

Mon arrivée dans la salle de cérémonie a été très remarquée j’aime soigner mes entrées. J’ai attendu bien sagement dans le hall de la mairie, il était envahi de fleurs et de présents. Toutes les fans du groupe, et particulièrement de Tim, voulant leur offrir un cadeau, si ce n’est pas du gâchis. Les journalistes s’agglutinent devant la porte, espérant pouvoir obtenir une exclusivité ou une photo volée, mais rien ne filtre, les invités sont passés par les jardins. Et moi, je suis là, dans mon petit coin, supportant le balai des invités endimanchés. Mon frère passe devant moi, plaisantant avec les membres de son groupe, il ne me remarque même pas, il sourit, l’air ravi pour son pote. Pourtant avec mon jean, mon bombers et mes converses, je ne passe pas inaperçue, mais ils s’attendent tellement peu à me trouver ici.

Tim, magnifique dans son costume noir, traverse la pièce au bras de sa maman. Aucun des deux n’a fait attention à moi, lui arbore un sourire niais et sa mère le regarde avec tellement de fierté, pouah ! Ils me dégoûtent. C’est dégoulinant de gentillesse et d’amour. En plus, pas un n’a pensé à m’inviter. Nous sommes amis, merde, j’ai toujours été présente pour les grands événements. D’ailleurs, pendant que j’y pense, c’est bizarre, il n’y a pas mes parents, non plus. Ah oui ! C’est vrai, ils se sont tués dans un accident de voiture, j’oublie toujours ce détail. Je suis une vraie tête en l’air.

Une musique retentit, et la voilà qui arrive. J’avoue, elle est belle. Ouais, en fait, toutes les mariées sont belles. C’est grâce à tous les artifices qu’elles utilisent pour paraître à leur avantage, ce jour là.

Elle semble flotter jusqu’à la salle et je m’approche doucement. Je remarque un homme sur le coté, il est sombre, sublime, il retire ses lunettes noires et je le reconnais. Ces yeux bleus dévorent la future mariée et je lis dans son regard une tendresse et une résignation. Pourquoi, il ne m’a jamais regardée comme ça, j’aurais pu me contenter de lui. En plus, qu’est ce qu’il fait là ? Oh, sa présence me convient parfaitement, il va voir que j’ai bien entendu sa requête et que je vais faire en sorte qu’elle lui revienne. Je ne sais pas pourquoi il a toujours détesté Tim, mais je m’en fous. Tim est à moi, de toute façon.

J’attends patiemment le début de la cérémonie, les blablablas ne tarissent pas et lorsqu’enfin ils se lèvent pour réciter leurs vœux, je passe à l’action. Je me précipite dans l’allée, bousculant une ou deux chaises, qui tombent bruyamment, pour pouvoir passer, tout le monde sursaute et je lance :

– Tim ! Tu ne peux pas faire ça !

Mon frère se lève et me jette méchamment :

– Sofia, putain ! Mais qu’est ce que tu fous ?

Je me tourne vers lui en souriant :

– Rien du tout.

Je fais signe au pingouin qui porte l’écharpe tricolore de continuer et je m’assois au premier rang, juste derrière mon amour sur cette chaise décorée de tulles et de fleurs. La célébration continue, j’ouvre mon blouson noir, très lentement et j’en retire, de la poche intérieure, l’objet dont j’ai besoin. Je l’étudie encore une fois, il est léger mais semble peser une tonne au creux de ma main, il m’en brûle la paume. Je m’attarde un instant sur lui, vais-je réussir à m’en servir ? à aller plus loin ? Est ce que je ne suis pas entrain de faire une connerie ? Le silence et l’attente de la suite, le fait qu’il m’ignore comme si je n’étais qu’une vulgaire invitée ont raison de mes réticences.

Tartanpion premier continue et pose « LA » question à cette fille, qui bien sur, comme une conne, répond oui. Il entame la même à Tim et je hurle en me levant, l’interrompant et renversant mon siège :

– NON ! Si je ne peux pas t’avoir, personne ne le pourra.

Je n’entends plus rien, je suis concentrée sur la suite, j’aperçois vaguement des mouvements autour de moi, mais je ne lâche pas Tim des yeux. Je lève le bras, j’arme et je tire sans même sourciller. Je ne vois que la dinde se jeter sur l’homme que j’aime et prendre la balle à sa place alors que je fais demi-tour pour sortir de la salle en riant. J’ai lâché mon arme après le coup de feu, elle git là, par terre, elle ne me sert plus à rien de toute façon.

J’ai à peine fait trois pas que je suis interceptée par deux hommes qui attrapent mes biceps. Aie ! Oh !!! Vous me faites mal ! On se calme les gars ! J’ai débarrassé le monde de cette fille, et c’est comme ça qu’on me remercie ? Pff ! Quelle ingratitude. Alors qu’ils m’entraînent vers la sortie, je me tourne vers Arthur qui semble complètement affolé ! Je dis gentiment :

– T’as vu, Bello Mio, j’ai fait ce que tu m’as dit, j’ai bousillé leur vie, comme convenu, je les ai détruits.

Et je me laisse diriger vers l’extérieur, en riant toujours sous les yeux effarés de l’assistance et les cris de détresse des uns et des autres.

Prête-moi ton corps

Je ne suis pas forcément favorable au tome 2, surtout lorsqu’il s’agit d’attendre pour avoir un dénouement, mais…

Résumé: 

Un mois a passé depuis… LUI …
La vie a repris son cours…
Tout est redevenu banal dans son quotidien…
Banal ? Vraiment…